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La fracture du poignet

En quoi consiste la fracture du poignet?

L’articulation du poignet est composée de trois os : le radius, le cubitus (ou ulna) et les trois os du carpe. Les fractures les plus fréquentes sont celle de l’extrémité « inférieure » du radius.

Les deux types de fractures de l’extrémité inférieure du radius

La fracture de Pouteau-colles (fracture de Colles) est la fracture la plus fréquente.

Cette fracture est causée par une chute sur la face intérieure de la main, avec le poignet en extension, car lors d’une chute, on a tendance à vouloir amortir sa chute avec les mains, paumes vers le bas. La fracture de Colles entraîne un déplacement de l’os vers l’arrière extérieur du poignet et touche davantage les femmes de plus de 50 ans (en raison de la perte de densité osseuse) que les hommes, ainsi que les hommes plus jeunes et sportifs.

La fracture de Goyrand-Smith survient plutôt après une chute sur la face dorsale de la main. Elle entraîne un déplacement de l’os vers l’avant et est beaucoup moins fréquente que la fracture de Colles. Elle touche davantage les hommes que les femmes et provoque moins de douleurs et de raideurs des doigts.

Les symptômes

  • Douleur intense au niveau du poignet et des doigts
  • Œdème prononcé
  • Difformité du poignet, qu’on peut observer par une protubérance vers l’arrière de l’os fracturé et par un déplacement ou une déformation de la main par rapport à l’avant-bras
  • Une dislocation partielle (subluxation) du cubitus et du radius peut également survenir.

Traitement médical

Dans les cas des fractures dites « simples » où l’os n’a pas subi de déplacement trop important, le poignet sera immobilisé dans le plâtre durant quatre à six semaines.

Les fractures avec un déplacement important de l’os (ou les fractures ouvertes) nécessitent une intervention chirurgicale durant laquelle on installera soit un fixateur interne (une plaque fixée par des vis) ou un fixateur externe (des broches pour fixer les os en place) : le poignet sera alors immobilisé de quatre à douze semaines.

Il est très important durant l’immobilisation d’encourager l’élévation de l’avant-bras et la mobilisation des articulations se situant à l’extérieur du plâtre. Ceci permet d’améliorer la  circulation sanguine, de diminuer l’œdème, de conserver l’amplitude de mouvement et de mobiliser les articulations non immobilisées.

Complications tardives

Les deux complications les plus fréquentes sont :

  • L’algoneurodystrophie : syndrome douloureux articulaire dû à une perturbation de la circulation et des nerfs, caractérisée par un œdème important et par une peau luisante : on l’appelle également syndrome de l’épaule-main
  • Le cal vicieux : alignement inadéquat de l’os.

D’autres complications peuvent également survenir :

  • Persistance de l’œdème
  • Raideur des doigts
  • Difformité persistante
  • Capsulite rétractile de l’épaule en raison de l’immobilisation du bras
  • Arthrose du poignet
  • Persistance de la  subluxation (plus rare)
  • Rupture du tendon du long extenseur du pouce.

Traitement en physiothérapie : éviter les complications

Les séances de physiothérapie peuvent débuter une fois la période d’immobilisation terminée afin de :

  • diminuer la douleur
  • réduire l’œdème au niveau du poignet et des doigts
  • augmenter la mobilité et la force
  • restaurer la fonction.

Votre physiothérapie pourra traiter la fracture du poignet selon plusieurs techniques :

  • Glace et bain de contraste (chaud et froid) pour diminuer la douleur et l’œdème causés par les troubles circulatoires
  • Modalité TENS pour la douleur
  • Bain tourbillon et bain de paraffine pour soulager la  douleur et les raideurs articulaires
  • Thérapie manuelle (étirement passif, contraction-relaxation et glissement avec traction)
  • Renforcement du poignet et exercices de préhension
  • Exercices fonctionnels (pratique des activités de la vie quotidienne, par ex. : attacher les boutons de sa chemise,  se peigner, etc.)
  • Conseils d’usage selon la douleur et la capacité de mobilité, par ex. : utilisation maximale de la main, tout en respectant le seuil de douleur
  • Enseignement d’un programme d’exercice à domicile.

Il est important d’amorcer les traitements de physiothérapie le plus tôt possible après la fin de l’immobilisation afin d’éviter une ankylose et une raideur au niveau du poignet et des doigts. Avec l’aide de la physiothérapie, on peut s’attendre à une très bonne amélioration dans les six mois suivant l’immobilisation.

 

Communiquez avec nous sans tarder afin d’obtenir le bon diagnostic, de favoriser une récupération optimale et d’éviter les complications à long terme.

Mots clés :   fracture, poignet

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